Être ici est une splendeur : Vie de Paula M. Becker

Biographies

Photo de couverture : Kunsthalie Bremen - Der Kunstverein Bremen, photo de Lars Lohrisch

J'ai découvert ce livre à la bibliothèque Le Prévost vers la fin du mois de septembre 2016. Je l'ai lu d'une seule traite au bout d'une nuit blanche, le 18 octobre de la même année. Ne voulant plus rester étendue dans mon lit sans dormir, je me suis levée et j'ai lu. C'était vers 4h30 du matin.

Découvert par hasard, j'ai aimé ce livre. J'avais pris quelques notes dans mon journal papier, le jour après. C'est en relisant ces notes aujourd'hui, que je suis retournée l'emprunter de nouveau à la bibliothèque pour le relire et en faire un compte rendu pour les Carnets rouges. Ce sera la première page de la nouvelle vocation de mes chers Carnets, me dis-je tout à l'heure. Et me voilà au travail.

Disons-le tout de suite, ce livre est étiqueté « biographie », parfois « roman ». La vie [je n'ose écrire « l'histoire », et tout ce qu'il y a autour] d'une femme ayant existé pour vrai, Paula Modersohn-Becker, peintre, qui fut l'amie de Rilke ; d'où mon double et légèrement troublant désir de lire et relire, sans doute. On ne peut pas tout mettre tout le temps sur le dos du hasard, n'est-ce pas ?

Paula mourut très jeune d'une embolie pulmonaire fulgurante après être restée au lit 18 jours par suite d'un accouchement long et difficile. Elle était Allemande et vécut de 1876 à 1907. Elle eut donc la chance de connaître l'Allemagne d'avant la première guerre mondiale.

Être ici est une splendeur est un livre très finement écrit. Soigneusement fignolé par Marie Darrieussecq jusque dans les moindres détails. Un peu par fragments, aussi. À partir d'innombrables lettres de Paula à ses proches, de ses photos, de son journal, des journaux de Rilke, Otto et Clara, de ses peintures et d'autres documents de l'époque. Marie Darrieussecq a fait le voyage jusqu'en Allemagne pour visiter le village où vécu Paula et sa tombe au cimetière de Worpswede, elle a étudié de près chacune de ses oeuvres, et s'est promenée dans le musée consacré à l'artiste.

Quand un livre vous donne envie d'en savoir plus long sur ceci ou cela, de voir les tableaux de Paula, surtout ses autoportraits nus et tout le reste, c'est qu'il ajoute un plus à la vie, une beauté surnuméraire. J'aime infiniment les coïncidences heureuses de la vie quand je rencontre des livres pareils, qui réveillent quelque chose en moi. Comme l'envie de relire la poésie de Rilke. Ses Élégies de Duino, principalement. Et ses Lettres à un jeune poète.

Je recopie ici intégralement le texte de la page quatre de couverture :

Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande. Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.

Pour les curieux, qui voudraient lire davantage d'extraits choisis par Bibi, se rendre à la page Extraits choisis . (j'essaie de garder ça kiss - keep it simple and short, mais j'y arrive pas toujours...]

En 3 mots, la lecture de ce livre fut une expérience : :

  • Vivante
  • Touchante
  • Inspirante
Titre : Être ici est une splendeur : Vie de Paula M. Becker.
Auteure : Marie Darrieussecq.
Genre : Biographie.
Maison d'édition : P.O.L., Paris 6e.
Date de publication : Mars 2016. 
Nombre de pages : 160, incluant les remerciements et la bibliographie. 
ISBN : 978-2-8180-3906-9.

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